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2005/11/18 Le progrès"Il existe un tableau de Klee qui s'intitule "Angelus Novus".On y voit un ange qui a l'air de s'éloigner de quelque chose qu'ilfixe du regard. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. C'est à cela que doit ressembler l'Ange de l'Histoire. Son visage est tourné vers le passé. Là où nous apparaît une chaîne d'événements, il ne voit, lui, qu'une seule et unique catastrophe, qui sans cesse amoncelle ruines sur ruines et les précipite à ses pieds.Il voudrait bien s'attarder, réveiller les morts et rassembler ce qui a été démembré. Mais du paradis souffle une tempête qui s'est prise dans ses ailes, si violemment que l'ange ne peut plus les refermer. Cette tempête le pousse irrésistiblement vers l'avenir auquel il tourne le dos, tandis que le monceau de ruines devant lui s'élève jusqu'au ciel. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès."
(Walter Benjamin, Oeuvres III, folio essais, 1991, p. 434) Spéciale Roméo & JulietteRoméo avouant au père Laurence son amour pour Juliette, ce dernier s'étonne de la rapidité avec laquelle le jeune Montague a oublié la belle Rosaline...
Laurence. - [...] Les femmes peuvent faillir, quand les hommes ont si peu de force.
Roméo et Juliette, Acte II - scène III, William Shakespeare (1564-1616).
Le Prince. - [...] la clémence ne fait qu'assassiner en pardonnant à ceux qui tuent.
Roméo et Juliette, Acte III - scène I, William Shakespeare (1564-1616).
Lady Capulet. - [...] un chagrin raisonnable prouve l'affection; mais un chagrin excessif prouve toujours un manque de sagesse.
Roméo et Juliette, Acte III - scène V, William Shakespeare (1564-1616). 2005/11/15 La nature humaine...Le corps n'est que le pantin de l'âme. Notre enveloppe charnelle se nourrit de biens terrestres, mais notre âme n'est rassasiée que par la jalousie, la haine et la destruction. C'est pourquoi le corps n'aspire qu'à une chose : Tuer, encore et toujours. A.J. Durai. L'encre du marteauEcrire pour qui... ? Pour les autres ? Pour soi ?
Ecrire pour quoi... ? Se différencier ? Garder une trace ? Exister ?
Voici L'Encre du marteau. Merci à toi pour cette nouvelle s-f_cali...
Il y avait longtemps qu’il n’avait pas plu. La dernière goutte devait remonter à quelques jours, mais une vraie pluie…Ah ! Une vraie pluie, ça faisait longtemps qu’on attendait ça. Le pays traversait une période de sécheresse exemplaire. Pas une fausse note, pas une seule averse durable en six mois. Juste quelques orages brefs, parfois violents, parfois envahissants, jamais utiles. Le moment arriva où la pénurie d’eau dépassa le stade du désagrément agricole pour atteindre celui – beaucoup plus convoité – de sujet de préoccupation nationale. Des restrictions très sévères commençaient à voir le jour. Certaines communes très au Sud ne délivraient leur précieuse onde que quelques heures par jour. Une heure le matin, une heure et demie le midi, deux heures le soir. Gare à celui qui a manqué l’heure de la douche ou qui n’a pas fait ses réserves pour la cuisine. Les piscines, les privées comme les publiques, étaient devenues des bienfaits sans comparaison. Il faisait pas si chaud que ça, mais la dessiccation de l’air demandait qu’on prenne des mesures radicales. C’est bien connu : tout corps plongé dans un liquide à 25 degrés ne souffre pas de la sécheresse. Pour le peu que je pouvais en juger à l’époque, s’il y a bien un corps de métier qui souffrait de ce manque, c’était celui d’ouvrier en bâtiment. Quand il travaillait, l’ouvrier, il passait sa journée perché sur un pignon exposé au soleil ou greffé après un mur surchauffé. Quand il mangeait, c’était sur le pouce, en vitesse, dans un coin d’ombre provisoire, parfois le mur qu’il venait de monter, parfois un arbre rabougri, parfois le long de la camionnette. Alors il s’asseyait là, il ouvrait de ses doigts calleux une boîte ou une poche, il sortait un sandwich ou une salade et il mangeait en vitesse. Il consommait la croûte qu’il venait de gagner. Et quand il ne restait plus rien dans sa gamelle, quand le thermos de café qu’avait apporté un collègue était vidé, il y avait plus rien d’autre à faire qu’à y retourner, qu’à finir cette bon dieu de baraque de bourgeois qu’il ne pourrait jamais se payer, même après quarante ans de boîte. Je les ai bien observés ces ouvriers, ces titans à la peau burinée et au corps conditionné à la besogne. Je les ai observés parce que je les surveillais. C’était moi le bourgeois. Un petit bourgeois…mais un bourgeois quand même. Disons, un prolétaire qui a réussi. Au début, je trouvais qu’ils se ressemblaient tous un peu, les ouvriers. Certains étaient petits et malingres, d’autres taillés comme des armoires, mais ils avaient tous le même air, la même démarche, le même aplomb qui voulait dire « dites moi ce qu’il faut faire que je m’en occupe en vitesse ». Des machines à construire, des palans humains, des pelleteuses à dix doigts, voilà ce qu’ils représentaient pour moi, à l’époque. Je me doutais bien que ces gars là devaient avoir une vie, comme tous les hommes, comme moi. Une femme les attendait sans doute le soir ; elle avait fait la soupe, nettoyé l’appartement, peut-être qu’elle aussi elle travaillait – qu’est-ce que j’en savais. S’il y avait un marmot en bas âge, le type risquait de passer une mauvaise nuit et d’être fatigué le lendemain. D’être moins efficace pour monter ma maison. Voilà ce que m’inspirait la vie de famille de ces ouvriers. Pourtant ils avaient chaud. Dieu sait qu’ils avaient chaud et qu’ils pouvaient en boire des litres de flotte. Le chef gardait des packs de bouteilles d’un litre et demi dans le coffre de sa voiture, il les sortait au fur et à mesure de la journée et les distribuait à ses gars en nage. Ils en descendaient des quantités astronomiques et en transpiraient autant. Ces machines là, comme toutes d’ailleurs, ça avait besoin d’eau. C’est pour ça qu’un jour, sans réelle raison, j’ai eu l’idée de leur payer un coup à boire, un vendredi soir. Les murs étaient montés, le toit fini, et la terrasse coulée. Le gros œuvre était achevé et la suite des travaux avait lieu à l’intérieur. La plupart des équipes allaient débaucher pour ne plus jamais revenir sur ce chantier. C’était, en quelque sorte, un pot d’adieu. J’ai sorti une table de camping et j’ai appelé le chef. Je lui ai dit de passer le mot que lorsque le boulot serait fini, il y aurait un peu d’anisette et de gâteaux apéro pour ceux qui en voulaient. Mais attention, pas question de se saouler ! C’était juste pour se désaltérer. Le chef m’a fait un clin d’œil et a souri. Un type bien, ce chef, à la fois juste avec ses hommes, proches du terrain, et intransigeant en cas de faute. Le chantier se termina rapidement. Les ouvriers se débrouillent toujours pour ne pas se laisser trop de travail le vendredi après-midi. C’est un principe. Tout le monde a mis la main à la pâte pour ranger le matériel, fignoler les détails, nettoyer un peu les lieux, et sur le coup des 15 heures, tout le monde s’est retrouvé rassemblé autour de la petite table pliante. Dans ces cas là, c’est toujours pareil. Personne n’ose se servir. Les gars ne sont pas chez eux, ils ne connaissent pas. Ils pourraient crever de soif devant la table qu’ils se permettraient pas de se verser un verre d’eau. Alors j’ai commencé à faire le service. J’ai aligné les gobelets en plastique et j’ai tapi le fond de pastaga. Lorsque j’ai fait coulé l’eau et que le liquide s’est troublé, j’ai vu les yeux pétiller. Ça y est, l’apéro est servi, c’est bien vrai, c’était pas une blague de bourgeois. J’ai trempé mes lèvres dans le liquide anisé et tout le monde a suivi. Il flottait déjà dans l’air une odeur de week-end, une odeur de fête. Il suffit de pas grand chose, en fait. Toutefois, j’ai remarqué qu’il restait quelqu’un qui ne partageait pas la petite collation que j’avais mise sur pied. Il restait un jeune homme dans un camion, sur la place du passager. D’où je me tenais, je pouvais le voir penché sur le tableau de bord, occupé à décrypter un document ou à écrire. J’ai attrapé le chef par le bras et lui montrai le camion occupé. Il a haussé les épaules, m’a gratifié d’un sourire désolé et m’a répondu que celui-là ne se mélangeait pas. Il ne fallait pas chercher à le comprendre, c’était un intellectuel. Un intellectuel…dans sa bouche, c’était presque un défaut, une tare, ou fait établi et irréparable. C’est comme s’il avait dit « c’est un chinois, il ne peut pas comprendre » Je lui ai demandé s’il savait ce que le jeune homme était en train de faire. Le chef s’est mis à rire et a porté le verre à sa bouche. Il a roulé ses yeux d’un air énigmatique et a répondu « Il écrit ». Puis il s’est détourné, me laissant seul en face de l’écrivain en herbe. Je ne sais pas pourquoi je suis allé le voir. Dans la vie, il y a des moments où l’on ne réfléchit pas à ce que l’on fait. Les moment où l’on réfléchit sont d’ailleurs assez rares, c’est souvent à posteriori que l’on prend toute la mesure d’une situation. Dans le cas présent, je ne trouvais juste pas de raisons qui justifiât que je reste planté sans savoir ce qu’écrivait le garçon. Je me suis approché et j’ai tapoté à la porte ouverte de la camionnette. Il a sursauté et m’a regardé. J’ai baragouiné qu’il y avait à boire, pas que de l’alcool, et que comme il faisait chaud ce n’était pas la peine de se faire prier. Il a dit « pas soif » ou un mot équivalent et s’est replongé dans son écriture. Comme si je n’étais pas là. Comme s’il réécrivait la bible ou les tables de la loi. Après quelques temps, il s’est rendu compte que je ne bougeais pas de ma place. Il s’est de nouveau tourné vers moi et m’a interrogé du regard. Qu’est-ce que je voulais ? J’ai répondu oralement : « qu’est-ce que vous écrivez ? » Je pensais alors qu’il allait garder le silence jusqu’à ce que je m’en aille, qu’il allait cacher ses feuillets de son bras en me demandant de quoi je voulais bien parler. Mais son visage s’est mis à rayonner et il m’a tendu les feuilles avec un « voyez vous même » plutôt enjoué. Son texte ne cassait pas des briques, sans jeu de mots mal placé. Je n’avais pas découvert le nouveau Zola. Son style était un peu brut, un peu amateur, un peu hésitant. Les phrases s’enchaînaient assez mal, les connecteurs étaient quasiment absents. Mais j’ai tout de même lu les feuillets avec attention et, à ma grande surprise, j’ai fini par entrer dans la logique de l’auteur. Un manuscrit qui sentait la poussière, qui transpirait le béton, qui exhalait le métal surchauffé, voilà ce que j’avais entre les doigts. Le garçon avait couché sur papier ses expériences de maçon, ses espérances, ses illusions, ses blessures, ses déceptions. Il y avait le goût du casse-croûte du matin, au pain et au saucisson, le bruit de la bétonnière qui démarre en crachotant, l’odeur du sable qui crissait sous la pelle, la vue de la maison qui s’élève sous ses doigts comme si elle sortait de terre, la sensation de la pluie sur la tête lorsqu’on est attelé à un mur et qu’on ne peut pas le quitter. Il avait vécu tout ça. Et il l’écrivait. Derrière moi, les gars s’étaient resservis de Pastis. Moi, je lisais ces lignes écrites par une main tremblante, avec les marques du tableau de bord en filigrane, ces pages tachées de terre, froissées mille fois, ce témoignage improbable de l’ouvrier le plus insignifiant du monde, ce morceau de vie qui avait coulé en mots sur du papier sale. Les hommes buvaient à la fin de la semaine, se lançaient des boutades viriles et grivoises, se disaient qu’il allait quand même falloir ramener le fourgon. Moi, je me disais que je ne pourrais plus jamais penser que tous les ouvriers se ressemblaient. Août 2005 / Novembre 2005 s-f_cali. 2005/11/14 On dit que l'espoir fait vivre...Parce que l'on est tous passé par là.... Merci l'artiste pour ces quelques lignes... A bientôt mon ami...
On dit que l’espoir fait vivre, mais c’est lui aussi qui nous déchire lorsque ce en quoi on l’a placé s’effondre. En effet, même lorsque l’on est du pessimisme le plus pur, ce que l’on entreprend renferme toujours une touche d’espoir quant à sa réalisation. Dans l’exemple de la requête amoureuse, la prise de position qu’entraîne une demande est ensuite suivie d’une latence ou se mêle attention et attente mais aussi espoir et crainte. Le fait de faire cette demande sous-entend que l’espoir de réussite, ou le désir de concrétisation, est plus grand que les craintes d’échec.
Lorsque le résultat est négatif, on retombe de d’autant plus haut que l’espoir nous a porté. S’ensuit alors une sensation de vide qui se mue en une inertie physique quasi-totale dont seule la pensée s’échappe pour ressasser la déception. On s’ankylose dans un cercle de pensées sclérosé laissant à tout ce qui nous entoure une enveloppe physique dénuée de la moindre attention.
Hébétude et regard vide laisseront peu à peu place au réel. Il se manifestera, dans un premier temps, sous des instants fugaces puis, de manière plus fréquente, brisant ainsi la monotonie de cette spirale sans solution. Le temps se chargera alors peu à peu de reconstruire le trou béant que laisse une déception amoureuse.
Julien. 2005/11/10 Lorsque l'heure viendra...Premier paysan. – Quel est celui qui bâtit plus solidement que le maçon, le constructeur de navires et le charpentier ? […] la prochaine fois qu’on te posera cette question, réponds : C’est un fossoyeur. Les maisons qu’il bâtit durent jusqu’au jugement dernier. Hamlet. Acte V, scène I. William Shakespeare (1564-1616). 2005/11/9 Pourquoi remettre à demain ce que je peux faire le sur-lendemain, Lol.Hamlet. - Je ne sais pas pourquoi j'en suis encore à me dire : Ceci est à faire ; puisque j'ai motif, volonté, force et moyen de le faire.
Hamlet, Acte IV - scène IV. William Shakespeare (1564-1616). Etre ou ne pas être publié(e)...Sur les conseils de David-le-Gnome (mon nainstituteur de jardin public préféré à retrouver à cette adresse => http://spaces.msn.com/members/mondoubleslache/), je vous conseille d'aller faire un tour ici : http://www.manuscrit.com/ Ils sont notamment spécialisés dans l'édition de premiers romans et offrent de belles perspectives pour promouvoir ses écrits. Bon courage à tous pour la suite et encore mille merci à David-le-Gnome pour cet énorme coup de pouce ;-) 2005/11/8 Etre ou ne pas être...Hamlet. - Eh bien ! voyez maintenant quel peu de cas vous faites de moi. Vous voulez jouer de moi, vous voulez avoir l'air de connaître mes trous, vous voulez arracher l'âme de mon secret, vous voulez me faire résonner tout entier, depuis la note la plus basse jusqu'au sommet de la gamme. Et pourtant, ce petit instrument qui est plein de musique, qui a une voix admirable, vous ne pouvez pas le faire parler. Sangdieu ! croyez-vous qu'il soit plus aisé de jouer de moi que d'une flûte ? Prenez-moi pour l'instrument que vous voudrez, vous pourrez bien me froisser, mais vous ne saurez jamais jouer de moi.
Hamlet, Acte III - scène II. William Shakespeare (1564-1616). 2005/11/6 Bataille de contrebandier...Un immense merci à Beautifully_chaotic qui nous offre ici un écrit SF extrêmement prenant. C'est un peu long mais croyez-moi ça se dévore sans problème. Alors bonne lecture à tous...
En sortant des soutes de la Mère des voyageurs, Ali repris le contrôle des opérations.
"Trinome rouge, en formation" "OK" "Jaune, en place sur babord" "Arachnide bien reçu" "Trinome bleu, vous attendez, plan guêpe" "Bien reçu, nous attendons" Ali était au commande de son appareil favori, l'Arachnide, une corvette agile équipée de points de tirs sur tous ces angles, ce qui le rassurait considérablement face aux chasseur rapides des pirates. Mais pour une fois, il ne s'agissait pas d'un simple raid. Ali avait l'impression que l'avenir d'Ahchet'Yl dépendait de ses actions, que son destin se présentait à lui, avec son cortège de responsabilités. Quittant sa rêverie, son attention se reporta sur la scène. La première salve de contre-missiles avait fait des ravages parmi les rangs ennemis. Pas une barge de débarquement ne semblait avoir réchappée. Les quelques chasseurs lourds d'accompagnement tournaient en rond, probablement désorientés, les circuits de contrôle profondément affectés. Ils seraient les premières victimes. "Trinome bleu, vous pouvez y aller" ---------------------- Dans la passerelle de commandement du Mehdi IV, l'émissaire Rohdien devenait histérique. Il voyait clairement les appareils sortir des soutes du vaisseau marchand. Deux, peut-être trois escadrons. Quelles surprises allaient encore réserver ce container géant faussement inoffensif, équipé de matériel militaire efficace ? Son attention se reporta sur les points lumineux des appareils ennemis. Il s'apprêtait à hurler sur le commandant de la frégate pour se soulager, mais cela devenait risqué. Le commandant était furieux. Quatre barge de débarquement détruites, cela chiffrait déjà les pertes humaines à un niveau considérable. "Commandant, quels sont ces appareils ennemis ?" "Une seconde ! Dites aux BF de revenir à l'abri de la frégate. Prévenez d'urgence les escadrons d'intercepteurs. Alerte générale !" "Commandant, je n'ai pas besoin de vous rappeler l'importance de la cargaison que nous transportons" "Je n'ai pas besoin de vous l'entendre dire ! Je connais moi aussi l'importance de notre mission" La situation prêtait à sourire. Le transport à bord de la frégate militaire était sensé être rapide et discret. L'assaut sur le vaisseau marchant n'avait été ordonné que pour "agrémenter" le voyage, et prendre un peu plus l'avantage sur ces primaires d'Ahchet'Yl. Mais cela avait été une mauvaise surprise. La passerelle était très active. L'équipage évaluait toutes les possibilités d'armement de la menace ennemie, et activait ses propres défenses. Ce n'était pas si simple, car les appareils étaient profondément modifiés, comme aimaient tant le faire les contrebandiers. Cependant, les rapports et analyses progressaient rapidement. L'explosion du premier BF avait été riche d'enseignement. "Pas d'arme de matière, ni de particule. Ils semblent utiliser uniquement des armes énergétiques pour l'instant." "Cela veut dire que nos boucliers de gravité ne serviront à rien, mais notre coque semble suffisamment solide pour résister à leur feux." L'Emissaire retrouvait un peu confiance dans les évènements. "A moins qu'ils ne soient également équipés de missiles". Cette dernière remarque de l'opératrice lui déplut souverainement. "Auquel cas, c'est notre bouclier qui le détournera", ajouta l'officier de la passerelle. ------------- La première partie du plan se déroulait à merveille. L'ennemi avait laissé la moitié de ses chasseurs lourds sur le champ de bataille, et les survivants se dirigeaient péniblement à l'abri du feux de protection de la frégate. La contre-attaque s'organisait. Deux escadrons d'intercepteurs Jehmin s'élançaient dans leur direction. Sans hésiter, Ali dirigea sa corvette dans leur direction. Il fallait à tout prix attirer leur attention. "Rouges et Jaunes, continuez le nettoyage. Attention au tirs de la frégate" "C'est nourri par ici" Effectivement, le radar dénombrait pas moins de 60 sources énergétiques en provenance de la frégate. Même avec les ordinateurs d'évitement, cela allait être dangereux de rester dans la zone. Mais il s'était fixé une mission, son équipage et lui allaient la réaliser. "Détruisez les chasseurs lourds, puis concentrez-vous sur les défenses énergétiques" ------------------------------- "Quel est le statut ?" L'émissaire était plus détendu. Les appareils ennemis ne semblaient pas capables d'atteindre la frégate elle-même. Ils ne pouvaient que virevolter autour du grand vaisseau, et s'attaquer à ses défenses externes. On avait même aperçu la corvette tenter de lancer un missile, puis se raviser devant la puissance des champs de protection. "Nous prenons l'avantage" "Ils vont payer pour nos camarades" ajouta le commandant. "Que les BF retournés en soute soient réparés. Il nous en faut un en fonctionnement pour lancer une charge magnétique" "Les deux BF recueillis sont trop endommagés mon commandant, mais nous pouvons activer l'escadron de réserve". "Très bien, faites cela. Le point sur nos missiles et armes à particules" "Il nous reste quelques missiles, mais nous ne le recommandons pas compte tenu du dernier assaut. La canon à particule semble mieux indiqué" "Parfait. Manoeuvre d'approchement, nous allons nous placer en limite de portée" Du coin de l'oeuil, l'émissaire admirait le travail des intercepteurs. Ils semblaient considérablement plus agiles que les vaisseaux contrebandiers. S'il n'y avait pas cette corvette qui semblait pouvoir faire feux de n'importe quel angle, ils auraient probablement achevé les agresseurs depuis longtemps avec l'aide des tirs de la frégate. ------------------------------------- Les mains d'Ali étaient moites, ce qui ne l'aidait pas à contrôler les opérations. Il les essuyait régulièrement sur sa combinaison. L'assaut était dur, beaucoup plus dur qu'il ne l'avait envisagé. Ces intercepteurs étaient une vrai plaie, mais il fallait les maintenir occupés. Une brusque secousse l'arracha à moitié de son fauteuil. La pesanteur artificielle s'arrêta l'espace d'une ou deux secondes, puis l'ensemble du système se remis en marche. "Nous avons été touchés" s'écria Léa depuis sa tourelle Un rapide coup d'oeil aux cadrans indiquaient que tout était en marche. "Ce n'est rien. Nous pouvons remercier les Sci-Nech !" Une merveille ces surfaces absorbantes. Un bon investissement, car un tel tir aurait probablement passé le blindage de la coque. Si l'on excluait les deux secondes d'inactivité liées au rechargement de la surface, cet équipement était parfait. Mais deux secondes, c'était le temps qu'il avait fallu pour que les intercepteurs se mettent en position; Les tourelles étaient vulnérables. Il fallait absolument faire quelque chose. "Je les ai sur mon dos ! Ali ! Ali !" "Oui Rick, nous y arrivons" Lancement des contre mesures, c'était inoffensif, mais allait les perturber une seconde pour se placer sur un autre angle. "Ali, qu'est ce que tu fais ??" s'écria Léa Le vaisseau tournait, de plus en plus vite; la courbe et l'angle inhabituels allait forcer les intercepteurs à quitter la formation pour éviter des collisions. Et de plus, le voilà en position face à l'autre escadron. Ali sentait la rage monter de ses entrailles. Il faut encore tenir quelques secondes... -------------------------------------------------------- "Sommes nous en place pour le tir ?" "Pas encore mon commandant. Le transporteur tente de s'éloigner, mais nous le rattrapons. Tir efficace possible dans moins de quatre minutes" "Bien, et les moustiques ?" "Un de leurs escadrons a été entièrement détruit par nos intercepteurs; L'autre a reçu le soutien de la corvette. Nous concentrons nos tirs depuis le quart avant babord" "Parfait" Le commandant semblait satisfait, et ne pas accorder d'importance à ces petits appareils. Pourtant, ils retardaient le lancement des BF de réserve, et l'émissaire avait nettement vu la corvette subir un tir de canon lourd et repartir, apparemment à pleine puissance. Il faudrait qu'il se renseigne sur cet engin. Probablement une trouvaille intéressante pour les armées Rhodiennes. De quoi augmenter le statut de son clan au sein de l'Empire. Bien, il faudrait probablement donner quelques explications au conseil Jehmin, mais le plus important était l'arrivée du générateur; Avec ça, les installations enterrées d'Ahchet'Yl ne pourrons plus résister, et la prise de cette planète capitale ne sera l'affaire que d'un cycle. Enfin. Et lui, l'émissaire Rohdien, serait récompensé par son clan. Une nouvelle vie... "Qu'est-ce que ces appareils ?" "Nous ne les avons pas vu. Ils sont sur notre flanc de propulsion, et échappent à nos détecteurs de présence" "Comment est-ce possible ? Hyper-espace ?" "Aucune trace. Nous n'avons pas d'explication" L'émissaire sorti de sa rêverie pour comtempler le visage inquiet de l'opératrice. Qu'est-ce que quelques "moustiques" supplémentaires allaient bien pouvoir changer ? "Ils lancent un missile" L'émissaire senti sa chair se hérisser. "Quel genre ?" demanda le commandant "Nous analysons... " Un lourd silence s'établit autour de l'opératrice "C'est une charge magnétique !!" "Comm.... ?" Le commandant était sans voix. Il savait ce que cela signifiait. Et l'émissaire aussi. La charge magnétique allait faire tomber le bouclier sur la surface de propulsion. Et si elle était suivi d'un autre missile... Les yeux embués, l'émissaire regardait la projection, transposée sur le grand écran de la passerelle. Tout l'équipage retenait son souffle en observant la scène. L'opératrice avait déjà caché son visage entre ses mains. "Impact dans 5 secondes. 4 .. 3.." "Y a-t-il une autre charge ?" demanda l'émissaire à l'opératrice Elle ne répondit pas. Alors il comprit. Calmement, il s'assit près d'elle, et lui prenant la main, se pencha à son oreille. "Je m'appelle Tarik" dit-il Elle sourit. L'instant d'après, la secousse caractéristique d'une rupture de coque suivie d'un souffle nucléaire envahit le vaisseau... Beautifully_chaotic 2005/11/4 A mon frère de coeur...On comprend parfois mal comment deux personnes fortement liées en viennent à se séparer, comment un couple soudé par 20 ans de vie commune peut un jour se déchirer.
Comment peut-on passer si rapidement de l'amour à la haine et inversement ? Alors même que ces deux sentiments sembles radicalement opposés. En vérité je vous le dis (houlà ça fait très biblique cette tournure de phrase...), ces deux sentiments ne sont antagonistes que par leur nature, pas par leur intensité, et c'est ce qui fait toute la différence... Voilà ce que j'avais écrit il y a quelques temps dans un roman resté inachevé...
Il s’amusa alors à se remémorer avec ironie comment les gens percevaient l’amour et la haine : comme deux sentiments antagonistes. Mais lui savait que c’était faux. Deux sentiments ne sont pas antagonistes par leur nature mais par leur différence d’intensité. Or, la haine et l’amour sont des sentiments aussi forts l’un que l’autre. A ce titre ils ne sont nullement antagonistes. Il est donc très aisé de passer de l’un à l’autre. Surtout lorsque l’on admet le constat que la plus grande haine naît du plus fort des amours déçus. Il l’avait donc aimé autant qu’il l'avait haï. Et cela n’avait rien de paradoxal, il le savait. Ne négligez jamais la communication dans votre couple sous peine de vivre le plus grand gâchis de votre vie. En amour tout semble permis, mais tout semble possible aussi... 2005/10/26 Petite précision... de grande importance.J'ai reçu récemment quelques judicieux commentaires qui m'ammènent à préciser certaines choses concernant le fonctionnement de ce blog.
1) L'objectif que je me suis fixé est de rassembler de jeunes écrivains pour partager ensemble nos écrits et progresser par l'intermédiaire de conseils et exercices de style suggérés à la fois par mes soins et par d'autres bloggeurs. Je tente également d'obtenir des conseils de quelques professionnels qui soient profitables à tous. Sans doute que quelques billets leur seront réservés sous forme de portraits pour vous les faire un peu mieux connaître.
En résumé : oui il y aura autre chose que des écrits ici, et oui vous trouverez à plus long terme des conseils de professionnels, mais ne soyez pas avares de commentaires si vous voulez suggérer de nouveaux exercices, de nouvelles rubriques, etc.
2) Ce blog est une tribune pour vous où vous puiserez dans les semaines qui viennent des conseils, où vous partagerez votre passion, où vous peaufinerez votre style, où vous apprendrez peut-être à écrire et publier vos premiers recueils et romans (mon but ultime ;-) ). Mais il ne peut fonctionner sans vous !
En résumé : oui il est vrai que je reçois encore trop peu de textes pour les publier ici mais ce sera fait prochainement.
3) Attention, ce blog n'est en aucun cas un espace créé pour voler des idées ou des écrits. Néanmoins certains bloggeurs en panne d'inspiration sont susceptibles de plagier vos écrits lorsque vous les publier sur votre blog ! Le mien ne fait bien sûr pas exception à la règle.
C'est pourquoi ceux qui m'envoient leurs écrits pour que je les publie sur ce blog ne m'envoient que des chapitres originaux ou de courts poèmes, surtout pas la totalité d'un roman ou d'un recueil de poésie. Ils ne font donc que partager en un même lieu des écrits qu'ils publient déjà parfois sur leur propre blog.
Forts de ces éclaircissements, j'espère vous retrouver très bientôt pour rêver un peu plus au fil de vos écrits... Un peu d'action...Salut à tous. Sur les suggestions de ma petite Lili (consultez son blog ci-contre intitulé Monkey Girl), je vous propose un nouvel exercice de style basé sur la retranscription d'une scène d'action. Détresse, tension, héroisme... à vous de faire jouer votre imagination pour m'envoyer des écrits riches en émotions et les faire partager à tous.
J'attends de vous lire avec impatience.
A très bientôt. 2005/10/25 Le corps, prison de l'âme ?Consultant les derniers espaces mis à jour, je trouve des titres assez recherchés et forts jolis. Disons que le mien a plus une fonction pratique, car côté esthétique... Bref.
C'est alors que je tombe sur un espace (très bien réalisé soit dit en passant) qui porte comme titre : "le corps est la prison de l'âme". Et là j'avoue avoir un peu de mal à comprendre en quoi ? Voici donc quel fut mon commentaire :
Le corps, prison de l'âme ? Je dirais plutôt qu'il en est l'hôte. Ne vois-tu pas que tu peux parfois exprimer avec plus d'authenticité tes sentiments, les expressions de ton âme, à l'aide de ton corps plutôt que par des mots qui peuvent dénaturer ta pensée ?
Dire que les yeux sont le reflet de l'âme n'est pas une tournure de phrase éculée ou ridicule. Vois comme tu peux exprimer mille choses par le regard à l'être aimé. Pour moi le corps n'est pas la prison de l'âme, il est un des multiples moyens de servir et de retranscrire tes émotions, tes "états d'âme". De manière plus imagée, vois comme certains s'élèvent par la pensée au-delà de leur simple condition d'homme. Pour eux le corps n'a jamais été une barrière infranchissable. Encore moins une prison. Bien sûr on peut retourner le problème autrement pour trouver une raison au fait de dire que le corps est la prison de l'âme. Mais j'ai vécu trop longtemps avec cette idée pessimiste dans ma tête pour y adhérer aujourd'hui. Mon âme, je la couche sur le papier et c'est ma main qui le permet. Mon amour je l'exprime mieux par des regards et des gestes tendres que par des mots, et c'est là encore mon corps qui me le permet. Je ne me sens pas emprisonné dans ce corps.
Et dire qu'avec Platon on voulait nous rentrer ça dans la tête en cours de philo... 2005/10/24 Jamais trop tard pour prendre une bonne résolutionBeaucoup se plaignent qu'ils n'ont jamais le temps d'écrire. Avec eux c'est toujours la même rengaine pour tout : "j'ai pas le temps". J'ai horreur de ces gens là. C'est dire si je me déteste... Donc à partir d'aujourd'hui, je prends la résolution de bannir de mon vocabulaire cette expression mensongère. Car j'ai du temps ! A moi d'assumer ce que j'en fais !
Le temps est un luxe. Je dois en mesurer la valeur pour l'utiliser au mieux.
Le temps n'est pas un obstacle, il est le moyen de parvenir à mon objectif.
Le temps ne joue pas contre moi. Il me forge une expérience et me rend plus sage.
Il me permet d'atteindre mes rêves au moment voulu.
Je me fais aujourd'hui le gardien de mon temps. Je le maîtrise.
C'est moi qui l'utilise à bon escient pour pouvoir me rendre utile aux autres si nécessaire.
Il n'aura pas d'autre effet sur moi que de m'emmener sur la voie que je me suis tracée.
Par l'écriture, je choisis aujourd'hui d'exister "à travers" le temps.
Je ne me battrai pas contre lui mais m'en ferai mon plus fidèle allié.
Et pour l'honorer à sa juste valeur, je mènerai une vie respectable et lui laisserai mon empreinte : mes écrits.
Le temps gardera ainsi pour moi le sceau unique de mon existence.
Avec lui j'aurai été et resterai à jamais.
A chacun son sceau. Je choisis mes écrits et ma famille.
Puissais-je être compris ici... 2005/10/22 Travailler sur les sensOK. Certains me disent qu'ils souhaitent écrire depuis un long moment, qu'ils le ressentent au fond d'eux comme une réelle nécessité. Mais au moment de s'y mettre, c'est la page blanche. Je le répète : pas d'inquiétude. Chacun son inspiration, son débit, son vocabulaire, son style.
En tout cas, pour certains, cette hantise vient parfois du fait qu'ils ne sont pas satisfaits par leur premier jet. Ils bloquent sur la tournure de phrase à employer. Un seul remède dans ce cas : trouver son style.
Facile à dire me rétorquerez-vous. Mais comment faire ? Pour ma part, je pense qu'il est essentiel d'une part de lire de nombreux ouvrages pour enrichir son vocabulaire et analyser techniquement parlant la façon dont l'auteur emploie telle ou telle tournure de phrase pour décrire un lieu, un personnage, ou simplement soigner une atmosphère particulière dans le récit, et d'autre part il est indispensable d'effectuer quelques exercices de style posant des contraintes simples pour progresser.
Je vous propose donc aujourd'hui un premier exercice basé sur nos sens. L'objectif sera de décrire un individu ou un lieu sans se servir de tout ce qui a trait à la vue. Imaginez par exemple un personnage évoluant dans une atmosphère sombre et ne distinguant rien autour de lui...
Travailler la decription d'un lieu est essentiel pour dégager une atmosphère propice à accrocher le lecteur. Alors à vous de jouer.
PS 1 : Vous pouvez m'envoyer vos écrits à Masterchief78@hotmail.fr en rappelant dans le sujet du mail le nom du blog "Jeunes écrivains".
PS 2 : Si vous n'avez pas laissé de commentaire sur mon blog, vous pouvez joindre à vos mails l'adresse de vôtre blog pour que je puisse le visiter. Merci ;-) 2005/10/21 Sombre vision...Une mère peut-elle dire à son fils que plus tard il souffrira, qu'il aimera sans être aimé, humilié, bafoué, détesté, méprisé, seul, perdu ,aimé, adoré, ?... Quelle mère voudra dire à son fils qu'il sortira de la vie comme un vaincu,ou comme un gagnant. battu par le temps et détruit par la mort... Y a-t-il une mère qui, lorsqu'elle tient ce petit bout de chair rose contre elle, lorsqu'elle regarde ces grands yeux clairs qui ne voient que depuis quelques jours, y a-t-il une mère qui a le courage d'annoncer l'avenir et son cortège d'horreurs ? Le premier acte d'amour d'une mère est le mensonge.
Eric-Emmanuel Schmitt Un extrait intense en émotions que nombre d'entres vous saurons nuancer... 2005/10/20 Une part de nous ?Au sujet du fait de laisser mûrir un roman avant de réellement commencer à l'écrire, Lilkumo a remarquablement nuancé le propos de J-P Nozière : "Oui mais je pense aussi qu'un roman ce n'est pas tellement une chose à laquelle on réfléchi, mais qui vie au fond de nous et à travers nous."
Voilà peut-être pourquoi nos plus beaux écrits sont parfois ceux où l'on a ressenti le besoin d'écrire, et non où l'on s'est forcé à réfléchir à ce que l'on allait dire. Voilà aussi pourquoi il peut-être si laborieux d'écrire 10 lignes un jour, alors même que l'on avait usé notre plume 3 jours plus tôt.
Donc à ceux qui désespèrent devant leur page blanche, ne vous inquiétez pas ! Les pièces du puzzle se metteront en place d'elles-mêmes un jour. Occupez plutôt votre temps à travailler votre style sur des exercices d'écriture si l'inspiration ne vient pas tout de suite ;-). 2005/10/19 Laisser mûrir son roman"Un bon roman, c'est un roman qui a été écrit avant même d'écrire le premier mot. Il a tellement mûri, des semaines, des jours, des mois, parfois des années, que finalement, lorsque vous vous mettez au travail, tout est prêt." _ Jean-Paul Nozière.
Houah... il fait vachement sérieux le J-P. N'empêche ça donne à réfléchir... I have a dreamSalut à tous.
Si j'ai créé ce blog ça n'est pas pour raconter ma vie ou tenir un journal intime (où plutôt extime devrait-on dire puisque tout le monde y aurait accès via le Net). Sa seule raison d'être est de partager avec vous une passion commune : l'écriture.
Je reste en effet persuadé que de jeunes talents ne demandent qu'à éclore pour contrer une littérature actuelle qui apparait de plus en plus exécrable. Nombreux sont ceux qui doivent se dire "même moi j'aurais pu écrire cette daube !". Alors si l'on se mettait un peu au travail tous ensemble ?
Voilà le rêve que j'ai fait : celui d'un blog consacré aux jeunes talents qui ne demandent qu'à pouvoir s'exprimer, un blog où se cotoieraient aussi bien les lecteurs acharnés que les plus modestes, un blog riche en conseils pour écrire et publier un premier ouvrage ou simplement vivre l'écriture comme un loisir, un blog pour partager ses propres écrits, un blog pour les fans de SF ou de littérature classique, un blog pour les poètes et ceux qui retranscrivent par écrit leur saison à LFP Manager ou leur partie de PES (Lol, véridique ! J'en fais partie!), un blog pour les nouvellistes et ceux qui créent des aventures prenant place dans des univers de jeux vidéos. Bref un blog pour tous.
Reste le principe du fonctionnement de ce blog. Le plus simple serait de me laisser des commentaires suggérant l'ouverture de telle ou telle rubrique ou donnant des conseils que je pourrai par la suite réorganiser dans de nouveaux billets. Idem pour vos écrits que vous pourriez partager en mes les faisant parvenir par mail. Je les publierai intact dans un nouveau billet.
Je souhaiterais sincèrement que le principe fonctionne et que d'ici quelques mois nous soyons nombreux à partager cette même passion pour l'écriture.
A bientôt je l'espère... |
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