Jason 的个人资料***Proud of our past, fa...日志列表 工具 帮助

日志


2007/7/20

Le sarco

Le "Sarcosuchus Imperator", plus communément appelé le "Sarco", a été le plus grand crocodile ayant vécu sur notre planète. Ayant sévi il y a 110 millions d'années, ses ossements n'ont été retrouvés qu'à la fin des années 60 au Niger.

La puissance de sa mâchoire, ainsi que ses dimensions impressionnantes (12 mètres de long et 4 mètres de large), devaient laisser des chances de survie quasi nulles à ses proies.

Aujourd'hui, il ne reste plus qu'un seul spécimen de "Sarco" (devenu avec le temps "Sarkozy" qui signifie littéralement "petit Sarco"). Ses dimensions sont bien moindres à notre époque, mais son féroce appétit a traversé des millions d'années avec une effroyable authenticité...

2007/1/19

La légende Musashi

Il y a de cela quelques années, j'ai découvert l'oeuvre d'un certain Eiji Yoshikawa (1892-1962). Cet écrivain japonais a connu une carrière littéraire si féconde qu'elle le consacre aujourd'hui comme l'un des plus grands romanciers japonais du siècle. Son oeuvre est notamment marquée par l'écriture d'une biographie romancée de la vie de Musashi Miyamoto, un samouraï légendaire, qui a fait l'objet d'un cycle de deux livres intitulés La pierre et le Sabre et La Parfaite Lumière, tirés à 120 millions d'exemplaires au total. Ces deux ouvrages ne sont certes en aucun cas des biographies authentiques, même si certains faits historiques et traits marquants sont conservés, car la plus grosse partie est inventée. Néanmoins, on y découvre la vie au Japon entre la fin du 16ème et le début du 17ème siècle, et surtout la vie du célèbre...

Musashi Miyamoto, de son vrai nom Takezō Shimmen (Miyamoto étant le nom de son village de naissance, et Musashi une autre façon de lire les idéogrammes japonais du nom Takezō).
Il naît en 1584 et s'éteint le 19 mai 1645. Il est une des figures emblématiques du Japon et le plus fameux escrimeur de l'histoire du pays.

Son grand-père était un loyal serviteur du seigneur du château de Takeyama, Shimmen Iga No Kami Sudeshige. Son père Munisai était un samourai reconnu pour son extrême agilité à se servir du jitte, arme de jet. Ce dernier abandonna son fils à l’âge de 7 ans, soit un an seulement après que la mère de l'enfant décède...

Shimmen Takezo (qui se nommera donc plus tard Musashi) était doté d'un tempérament très agressif. Il commença jeune l’apprentissage du maniement de l’épée dans lequel il ne tarda pas à exceller. Il devint en fait si agile et rapide au combat qu’il tua son premier adversaire dès l’âge de 13 ans. L’opposant en question était un samourai de l’école Shinti Ryu de l’Art Militaire connut sous le nom de Arima Kigei.

En l’an 1600, le Japon fut plongé dans une guerre sanglante pour l’unité du pays. Musashi Miyamoto, alors âgé de 17 ans, jugea qu’il fallait qu’il fasse son devoir en prenant part à cette guerre. Il joignit donc les rangs de l’armée d’Ashikaga, allié au Shogun de l’époque Hideyoshi, qui était en conflit avec son plus grand rival Tokugawa Ieyasu. La bataille de Sekigahara, la plus célèbre de l'histoire du Japon, dura trois jours. On raconte que plus de 70 000 samourais y perdirent la vie. Musashi pour sa part fut laissé pour mort sur le champ de bataille avant de se remettre doucement de ses blessures. Mais maintenant que Tokuagwa Ieyasu était le nouveau Shogun, il serait poursuivit pas les serviteurs du vainqueur.

Il choisit donc de trouver refuge dans son village de la province du Mimasaka. Mais loin d'être accueilli en héros, les anciens du village le jugèrent incontrôlable et trop dangereux. Il dut donc s'exiler jusqu'à se retrouver finalement captif au château de Hejime où il apprit la voie des guerriers. Après un long apprentissage, Musashi se fit offrir un poste important auprès d’un daimyo (seigneur d’une région plus ou moins grande). Il refusa avec courtoisie, préférant devenir un Guerrier en quête de l’Illumination (musha shugyo). Il partit donc vers Kyoto, la capitale de l’époque. Désireux de vouloir tester ses capacités de combattant, il défia l’une des écoles les plus renommées : celle de la famille Yoshioka, dont le fondateur était lui-même un duelliste de renom. Le premier qui releva le défi lancé par Musashi fut l'homme qui était à la tête de la famille Yoshioka, Seijiro. Ce dernier était armé d’un véritable katana alors que Musashi ne disposait que d'un simple bokken, un sabre de bois. Le combat ne dura pourtant que peu de temps. Le vieux Seijiro perdit son bras dans le duel et mourut. Le deuxième duel, eut lieu contre Denshichiro, le frère de Seijiro. Le combat fut encore une fois bref. Musashi brisa le crâne de Denshichiro le temps d’un battement de cils...

Jusqu'à l'âge de 29 ans, la légende raconte qu'il participa ainsi à plus d'une soixantaine de duels. Le dernier (et aussi le plus fameux) eut lieu le 13 avril de l'an 1612. Ce jour là, il fut opposé à une autre légende vivante du pays, le célèbre Kojirõ Sasaki. Ce dernier était renommé à travers le Japon comme étant une lame n’ayant pas d’égal. Lui et Miyamoto s’affrontèrent sur l'île de Funa dans un duel dont Miyamoto sortit vainqueur in extremis grâce à un long Bokken taillé à partir d'une rame du bateau qui l'y amenait. Il déclara alors qu’il n’avait jamais affronté meilleure lame que celle de Kojiro.

Dès lors, il ne combattit plus en duel mais fut chargé du commandement d'un corps d'armée du seigneur Ogasawara. A l'âge de 59 ans, il partit pour le mont Iwato, situé près de Kumamoto, où il s'installa dans la grotte de Regandô. Il y disposa une simple table basse et, le 10 du dixième mois, commença à rédiger le Gorin no sho (Le livre des Cinq Anneaux, Cf. Partie 2) qui se veut un traiter sur les tactiques et les stratégies militaires. C’est ègalement à cette période qu’il exécuta ses plus belles peintures dans un style très épuré et incisifs.

Ajoutons enfin qu'il créa une école d'escrime nommée tout d'abord "École des deux sabres" (Niken ryū), puis "École des deux ciels" (Niten ryū). L'école gagna rapidement en renommée grâce au style de combat hors du commun développé par Musashi : l'utilisation simultanée de deux sabres en duel. Malheureusement, la singularité de cette technique de combat qui rendait cette dernière très complexe, ainsi que le peu d'audience qu'elle eu auprès de l'empereur lui-même, fit que le "style Musashi" ne perdura pas. Néanmoins, son école existe toujours de nos jours. Sa pérennité est assurée par une ligné de maîtres du combat qui descendent directement des disciples de Musashi. Le Niten ryu (l'école des deux ciels) a également fait des émules dans le monde entier. Des stages sont ainsi organisés partout dans le monde, comme ce fut le cas en France par exemple en octobre 2006 à Paris.

L'histoire retiendra en tout cas qu'il fut le plus grand des samourais, car il a toujours suivit sa propre voie, son karma, sans jamais y déroger, en plus d’être un adversaire aussi invisible qu'imprévisible à l’épée...

2007/1/16

Un Spartiate ne se rend pas, il meurt !

En 480 av. J-C, Xerxès, roi des Perses, décide d'en finir définitivement avec la Grèce. Une armée de près d'un million d'hommes s'apprête alors à débarquer sur les côtes de l'Europe.

Au bord de la mer, le défilé des Thermopyles, long de 6 kilomètres et large de 20 mètres, ouvre un passage aux Orientaux. Devant un million d'assaillants, six milles Grecs coalisés sous le commandement du roi de Sparte, Léonidas, attendent le déferlement ennemi.

Au premier rang, vêtus de la tunique d'un rouge pourpre qui cache les blessures lors des combats, trois cents Spartiates aux cheveux longs ont juré de mourir sur place plutôt que de reculer. Ils sont l'élite de la Grèce Antique !

Durant quatre jours Xerxès attend que les Grecs déguerpissent au profit de la nuit, mais les Grecs sont toujours là. Etonné de cette audace, le maître de l'Asie fait un geste du bras et par dizaine de milliers ses troupes se jettent en hurlant sur la poignée de Grecs ayant choisi de faire front. Face au mur des épées, les Perses ne passent pas.

Le Grec Ephialtès, traître parmi les traîtres, conduit alors les Perses par un chemin de montagne à l'arrière des positions grecques. Proche d’être encerclé, Léonidas décide de se sacrifier avec trois cents Spartiates au courage insensé, pour permettre aux Grecs d’organiser leur défense.

Formant un carré autour de leur chef, pendant trois jours et trois nuits de combats féroces et acharnés, à coups d'épées et de poings, les combattants spartiates luttent jusqu'au dernier.

Au terme de ce combat historique, plus de 20.000 perses jonchent le sol. Ivre de haine, Xerxès fait alors décapiter et crucifier le cadavre du roi de Sparte. Une attitude étonnante pour un peuple réputé magnanime au combat.

Le temps gagné permet en tout cas aux Grecs de s'organiser, et le 29 Septembre de la même année, la flotte grecque détruit l’armada perse entre Le Pirée et Salamine.

Sur la colline du courage où sont tombés les 300 spartiates est gravée la parole du poète Simonide :

« Passant, va dire à Sparte qu'aux Thermopyles ses fils sont morts pour obéir à ses loisQui pourra ainsi oublier le sacrifice des Spartiates et de leur chef Léonidas ? « Un Spartiate ne se rend pas, il meurt ! ». Ce fût la loi de Sparte suivie ce jour là. Alors, certains que la gloire de leurs faits d'armes maintiendrait vivant le souvenir de leur héroïsme lorsque leurs corps seraient réduits en cendres, les Spartiates affrontèrent sans peur l’ennemi dans un déluge de fer et de sang…