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日志


2007/8/14

21ème siècle, un jour parmi d'autres...

Tu seras aimé(e) le jour où tu pourras montrer ta faiblesse,
sans que l'autre s'en serve pour affirmer sa force
[Cesare Pavese ]
 
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Le problème c'est qu'il semble exister si peu de gens à qui l'on peut montrer ses faiblesses... certaines personnes vous lâcherons à la première difficulté, d'autres useront de vos faiblesses contre vous...
Autour de nous rôdent tant de personnes mal intentionnées, vénales, infidèles, qui agissent sans conscience ni morale. Des personnes qui savent vous amadouer par quelques paroles vides de sentiment pour mieux vous faire du mal par la suite. Des personnes qui s'éloignent sans un regard en vous laissant le coeur meurtri. Vous en voyez une, deux, trois... et bientôt les personnes "bien" vous semblent tellement rares que vous peinez à croire encore en quelque chose de vrai.
Derrière ce que je vous raconte il y a du vécu et pas mal d'observations de ce que vivent des proches. Trop de garces... Trop de jeunes loups... Un p*ù$ù*! de 21ème siècle de la décadence en somme. Avec des histoires sans lendemain, des bimbos provoquantes qui pensent que pour séduire il faut nécessairement "allumer", des pseudos séducteurs qui parlent projets et dîners en amoureux pour au final se barrer lorsqu'ils ont eu ce qu'ils voulaient...
A ce jour je n'arrive plus à croire en l'autre. J'en viens même à me convaincre qu'en fait l'Amour n'existe pas. Je parle de l'Amour avec un grand "A". Celui qu'on a la chance de pouvoir rencontrer un beau jour pour le garder toute sa vie. L'Amour c'est comme Dieu en fin de compte, on veut y croire parce que la vie serait tellement plus belle si c'était vrai alors qu'on se rend bien vite compte que... (Hérétique ! tu brûleras dans les flammes de... enfin bref).
Pfff... Enfin... C'est déprimant tout ça... Manque plus qu'on m'apprenne un jour que le Père Noël et la petit souris c'est aussi des conneries...
2007/4/24

Passion

Comment réprimer la passion même la plus faible, quand elle est sans contrepoids ? Voilà l'inconvénient des caractères froids et tranquilles : tout va bien tant que leur froideur les garantit des tentations ; mais s'il en survient une qui les atteigne, ils sont aussitôt vaincus qu'attaqués ; et la raison, qui gouverne tandis qu'elle est seule, n'a jamais de force pour résister au moindre effort. Je n'ai été tenté qu'une fois, et j'ai succombé. Si l'ivresse de quelque autre passion m'eût fait vaciller encore, j'aurais fait autant de chutes que de faux pas.
     Il n'y a que les âmes de feu qui sachent combattre et vaincre ; tous les grands efforts, toutes les actions sublimes sont leur ouvrage : la froide raison n'a jamais rien fait d'illustre, et l'on ne triomphe des passions qu'en les opposant l'une à l'autre. Quand celle de la vertu vient à s'élever, elle domine seule et tient tout en équilibre. Voilà comment se forme le vrai sage, qui n'est pas plus qu'un autre à l'abri des passions, mais qui seul sait les vaincre par elles-mêmes, comme un pilote fait route par les mauvais vents.

ROUSSEAU
la Nouvelle Héloise, VIII, éd. Gallimard, Pléiade, p. 493

2006/12/4

L'Enfer (3ème Partie)

 
 
"Quel destin de merde. Le destin, c'est la misère parce que t'y peux rien. ça veut dire que quoi que tu fasses, tu te feras toujours couiller. Ma mère, elle dit que si mon père nous a abandonnées, c'est parce que c'était écrit. Chez nous, on appelle ça le mektoub. C'est comme le scénario d'un film dont on est les acteurs. Le problème, c'est que notre scénariste à nous, il a aucun talent. Il sait pas raconter de belles histoires."
 
Kiffe kiffe demain, Faïza Guène, sélection 2006 du Prix des Lecteurs.
 
2006/5/8

Devoir de mémoire en ce 8 mai...

[...] faut-il congédier ces ombres douloureuses, qui, faute de sépulture, cherchent un abri dans notre mémoire ?
André Frossard - Le crime contre l'Humanité.
2006/3/20

Marc Lévy, encore et toujours... ;-p

" Et la pluie chez nous, elle est si forte qu'elle finit toujours par trouver son chemin pour entrer sous ton toit, et elle coule à l'intérieur de ta maison. Ell est intelligente la pluie, c'est maman qui me l'a dit, toi tu ne le sais pas, mais il lui en faut encore plus, toujours plus. [...] Alors elle cherche comment aller plus loin, et si tu ne fais pas attention elle finit par atteindre son but elle se glisse dans ta tête pour te noyer, et quand elle a réussi, elle s'enfuit par tes yeux pour aller noyer quelqu'un d'autre. Ne mens pas, je l'ai vu la pluie dans tes yeux, tu as beau essayer de la retenir en toi, c'était trop tard, tu l'as laissée entrer, tu as perdu !"
Marc Lévy - Où es-tu ?
 
Merci à Lo (http://spaces.msn.com/jongluck/) de me rappeler au bon souvenir avec cet extrait.
2006/2/26

Florilège de citations...

Ayez la sérénité d'accepter ce que vous ne pouvez pas changer, le courage de changer ce que vous pouvez et, surtout, la sagesse d'en connaître la différence.
 
 
Je pense que ce n'est pas seulement l'endroit où l'on va qui donne un sens à la vie, mais aussi la façon dont on s'y rend.
 
 
Si la vie était comme un long sommeil, le sentiment en serait la rive.
 
 
Même sans toi, je ne serai plus jamais seul, puisque tu existes quelque part.
 
 
Marc Lévy - Vous revoir.
2006/2/16

A celles qui nous ont marqué...

- Il m'aura fallu six longues semaines pour me remettre de ma dernière séparation. On dit que guérir d'une histoire prends la moitié du temps qu'elle a duré. [...]. Et vous, depuis combien de temps dure cette convalescence ?
- Quelques années !
- Vous étiez restés si longtemps ensemble ? demanda la jeune femme d'une voix attendrie.
- Quatre mois !
 
Vous revoir - Marc Lévy.

Peur aussi intime que universelle...

"La vérité est ailleurs, la peur est plurielle. Il m'a fallu du temps pour m'avouer que j'ai eu peur de ne pas savoir l'entraîner au bout de mes rêves, peur de ne pas être à leur hauteur, peur de ne pas pouvoir les réaliser, peur de ne pas être finalement l'homme qu'elle attendait, peur de m'avouer qu'elle m'avait oublié."
 
Vous revoir - Marc Lévy.

Qui a dit que l'amour rend aveugle... ?

"On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux".
 
Le Petit Prince - Antoine de Saint-Exupéry.
2005/12/2

Pas d'écrits vains...

Je le place par défaut dans la catégorie citation. J'ai adoré...

 

 

Entretien avec Lionel DUROY. (Livres Hebdo N° 595. Vendredi 1 avril 2005.)

 

Selon vous, l’écriture est-il « le plus sûr moyen de sauver de l’oubli, du néant, certains héros et moments de notre vie » ?

 

Je ne connais pas d’autres moyens de résister à la destruction, momentanément du moins, puisque sur la durée on ne résiste pas au néant. Comment vous dire ? Je trouve que l’écriture est la seule occupation digne de notre condition. Très tôt, avoir un métier dit « normal » m’a semblé un peu ridicule au regard de ce qui m’attendait, mourir, disparaître. Je ne me sentais pas de faire le comptable, par exemple, ou le représentant de commerce, comme si j’avais l’éternité devant moi. Non, je voulais que mon occupation soit étroitement liée à cette découverte que nous faisons vers l’adolescence et qui, à mes yeux, balaye tout le reste : la vie est éblouissante, et cependant elle va nous être retirée. Je pense que je me suis trouvé assez en colère quand je l’ai compris, et que mon désir profond a été de résister. L’écriture est l’unique riposte possible. En mettant la vie en mots, on sauve provisoirement des fragments d’existence. Et pour celui qui écrit, il se passe alors une chose merveilleuse : tout ce qu’il a aimé, touché, embrassé, peut être sauvegardé du désastre et trouver un semblant de sursis dans ses propres livres. Parfois, on a aimé une femme exceptionnelle, on s’appelle Tolstoï, et alors on laisse derrière soi Anna Karénine !

2005/11/18

Le progrès

"Il existe un tableau de Klee qui s'intitule "Angelus Novus".
On y voit un ange qui a l'air de s'éloigner de quelque chose qu'il
fixe du regard. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte,
ses ailes déployées.
 
C'est à cela que doit ressembler l'Ange de l'Histoire. Son visage
est tourné vers le passé. Là où nous apparaît une chaîne
d'événements, il ne voit, lui, qu'une seule et unique catastrophe,
qui sans cesse amoncelle ruines sur ruines et les précipite à ses
pieds.
 
Il voudrait bien s'attarder, réveiller les morts et rassembler ce
qui a été démembré. Mais du paradis souffle une tempête qui s'est prise dans ses ailes,
si violemment que l'ange ne peut plus les refermer. Cette tempête
le pousse irrésistiblement vers l'avenir auquel il tourne le dos,
tandis que le monceau de ruines devant lui s'élève jusqu'au ciel.
 
Cette tempête est ce que nous appelons le progrès."
 
(Walter Benjamin, Oeuvres III, folio essais, 1991, p. 434)

Spéciale Roméo & Juliette

Roméo avouant au père Laurence son amour pour Juliette, ce dernier s'étonne de la rapidité avec laquelle le jeune Montague a oublié la belle Rosaline...
Laurence. - [...] Les femmes peuvent faillir, quand les hommes ont si peu de force.
Roméo et Juliette, Acte II - scène III, William Shakespeare (1564-1616).
 
 
 
Le Prince. - [...] la clémence ne fait qu'assassiner en pardonnant à ceux qui tuent.
Roméo et Juliette, Acte III - scène I, William Shakespeare (1564-1616).
 
 
 
Lady Capulet. - [...] un chagrin raisonnable prouve l'affection; mais un chagrin excessif prouve toujours un manque de sagesse.
Roméo et Juliette, Acte III - scène V, William Shakespeare (1564-1616).
2005/11/15

La nature humaine...

Le corps n'est que le pantin de l'âme. Notre enveloppe charnelle se nourrit de biens terrestres, mais notre âme n'est rassasiée que par la jalousie, la haine et la destruction. C'est pourquoi le corps n'aspire qu'à une chose : Tuer, encore et toujours.

 A.J. Durai.

2005/11/10

Lorsque l'heure viendra...

Premier paysan. – Quel est celui qui bâtit plus solidement que le maçon, le constructeur de navires et le charpentier ? […] la prochaine fois qu’on te posera cette question, réponds :

C’est un fossoyeur. Les maisons qu’il bâtit durent jusqu’au jugement dernier.

Hamlet. Acte V, scène I. William Shakespeare (1564-1616).

2005/11/9

Pourquoi remettre à demain ce que je peux faire le sur-lendemain, Lol.

Hamlet. - Je ne sais pas pourquoi j'en suis encore à me dire : Ceci est à faire ; puisque j'ai motif, volonté, force et moyen de le faire.
Hamlet, Acte IV - scène IV. William Shakespeare (1564-1616).
2005/11/8

Etre ou ne pas être...

Hamlet. - Eh bien ! voyez maintenant quel peu de cas vous faites de moi. Vous voulez jouer de moi, vous voulez avoir l'air de connaître mes trous, vous voulez arracher l'âme de mon secret, vous voulez me faire résonner tout entier, depuis la note la plus basse jusqu'au sommet de la gamme. Et pourtant, ce petit instrument qui est plein de musique, qui a une voix admirable, vous ne pouvez pas le faire parler. Sangdieu ! croyez-vous qu'il soit plus aisé de jouer de moi que d'une flûte ? Prenez-moi pour l'instrument que vous voudrez, vous pourrez bien me froisser, mais vous ne saurez jamais jouer de moi.
Hamlet, Acte III - scène II. William Shakespeare (1564-1616).
2005/10/21

Sombre vision...

Une mère peut-elle dire à son fils que plus tard il souffrira, qu'il aimera sans être aimé, humilié, bafoué, détesté, méprisé, seul, perdu ,aimé, adoré, ?... Quelle mère voudra dire à son fils qu'il sortira de la vie comme un vaincu,ou comme un gagnant. battu par le temps et détruit par la mort... Y a-t-il une mère qui, lorsqu'elle tient ce petit bout de chair rose contre elle, lorsqu'elle regarde ces grands yeux clairs qui ne voient que depuis quelques jours, y a-t-il une mère qui a le courage d'annoncer l'avenir et son cortège d'horreurs ? Le premier acte d'amour d'une mère est le mensonge.

Eric-Emmanuel Schmitt
 
 
Un extrait intense en émotions que nombre d'entres vous saurons nuancer...