個人檔案***Proud of our past, fa...部落格清單 工具 說明
2006/1/30

Drame en quatre actes

ACTE I :

 

JE                                                                                                                        ELLE

           JE..........................................>           <......................................ELLE

                                                    JE.......><.......ELLE

                                                           JE - ELLE

 

                                                      JE VOUS ELLE

                                                      ELLE VOUS JE

 

                                                     JE+ELLE=NOUS

 

 

 

ACTE II :

 

IL                                                                                                                         ELLE

                IL...........................................................>                                            ELLE

                                                  IL.............................................................>        ELLE

 

                                                                                                             IL VOUS ELLE

 

 

 

ACTE III :

 

                                                                                                              IL<.........ELLE

                                                                                                              IL-ELLE

                                                                                                                

                                                                                                    IL VOUS ELLE

                                                                                                    ELLE VOUS IL

                                                                                                  IL+ELLE=VOUS

                                                                                                 VOUS TU NOUS

 

 

 ACTE IV :

 

JE..........................................................................................................> VOUS

 

                                                                                                              JE TU IL

                                                                                                              JE TU ELLE

 

JE <.....................................................................................................     ......

 

 

 

Jason Caine.

2006/1/28

Lettre à une ombre...

Chère S.,

En réponse à tes appels, je voulais te dire que je suis navré

De t’apprendre que je n’oublie rien et t’en veux toujours

 

Pour tout ce qui s’est passé entre nous.

 

Tu es la pire garce que j’ai jamais rencontré.

 

Jour après jour, ma rancœur à ton égard

 

Reste intacte alors que mon amour pour toi

 

S’estompe irrémédiablement.

 

Tu n’étais tout simplement pas une fille pour moi

 

Alors oublions,

 

Oublions nous l’un l’autre, oublions tes mensonges sur

Nos différences et la distance

Pour expliquer notre séparation.

Repartons à zéro,

 

Toi de ton côté avec ce type, moi avec ma conscience et ma fierté.

 

Avoir de tes nouvelles

 

Est la dernière chose que je souhaite même si ta famille

Me manque plus que je ne l’aurais cru.

Alors Adieu et ne m’appelle plus jamais.

 

Je t’embrasse,

 

Pour la dernière fois.

 

                  Jason Caine

 

 

Ps : petite dédicace à la célèbre lettre de George Sand à Alfred de Musset. L’inconscient se sonde en lisant entre les lignes… ;-)

La source...

Assis sur les marches de la Grande Arche, je surplombe le parvis de la défense avec une vue imprenable sur les alentours.

Sur ma droite, le Centre Commercial des Quatre Temps, bondé comme chaque week-end et encore davantage en cette période de soldes. Vive les crevards se jetant sous les rideaux de fer à peine levés dans l'espoir de saisir LA bonne affaire du jour avant tout le monde. Les bourgeois, eux, en profiteront pour rester au chaud, ravis que les petites gens puissent ainsi se vêtir un peu plus convenablement malgré leurs moyens financiers limités. Qui a dit que notre pouvoir d'achat était en chute libre ?

A ma gauche, la FNAC, temple du multimédia pour tout ceux qui de nos jours ont encore les moyens de se payer un cd à plus de 20 euros et un dvd à près de 30 euros. Mais non monsieur le juge ! Je ne télécharge pas illégalement ! Je ne fais que contourner en pleine lumière les lois d'un système qui me prend pour une vache à lait, et me donne dans l'ombre tous les moyens dont j'ai besoin pour graver le fruit de ma passion !

Mais mon regard se focalise surtout de ce côté sur une curieuse construction représentant un pouce doré sortant de terre et pointant vers le ciel. Sans doute la touche artistique la plus immonde et injustifiée de toute l'histoire de l'art moderne locale. Mais attention, chut... Même si une oeuvre ne ressemble à rien, ne dites surtout pas de choses négatives à son sujet, ou l'on vous snobera en prétextant que vous n'avez rien compris à la pensée de son auteur. De même, ne demandez surtout pas à ces mêmes personnes de vous éclairer sur la-dite pensée car vous finiriez par les mettre dans l'embarras en voyant qu'ils sont incapables eux-mêmes de vous répondre.

Enfin, me faisant face, se trouve l'immense esplanade de la Défense, cette cour de béton entourée d'immenses miradors abritant les bureaux de l'aliénation par le travail. A l'intérieur, on y trouve plein de petites abeilles disciplinées et travailleuses qui peuvent à chaque instant regarder à travers les fenêtres à la taille démesurée qui donnent sur le monde et leur offrent l'impression d'être encore libres.

Et au milieu de tout cela, on découvre le marché de noël des artisans. Une touche d'espoir pour nos chers têtes blondes qui pourront admirer les restes de la statue du Père Noël entre le stand d'alcool et celui de la fabrication des canifs.

Aux abords de ce charmant village encore empli de l'esprit de fraternité propre aux fêtes de fin d'année, un groupe péruvien donne une représentation pour la dizaine de spectateurs bravant le froid pour voler quelques notes de musique. Pour prolonger l'expérience, des cd reprenant les titres interprétés ce jour-là sont également en vente... à deux pas de la puissante et influente FNAC. Ou quand le grandiose côtoie la misère.

Enfin, je l'aperçois, marchant d'un pas décidé dans ma direction. L'homme se veut serein dans sa démarche mais le moindre de ces gestes traduit son anxiété : les regards furtifs qu'il jette dans toutes les directions, sa tête engoncée dans le col de sa gabardine.

Il finit par s'arrêter un instant, sort un paquet de cigarette de sa poche, craque une allumette et fait rougir le bout de son plaisir mortel en tirant dessus une longue bouffée. Puis, il lève lentement les yeux vers moi, son mégot aux bords des lèvres, sa main droite crispée sur une serviette en cuir contenant toutes les informations pour lesquelles je vais si grassement le payer.

Il expulse la fumée par les narines, jette ce qu'il avait allumé en vain pour se donner plus de contenance, et prend son courage à deux mains pour gravir une à une les marches qui nous séparent. Lorsqu'il arrive à ma hauteur, je lui intime l'ordre d'un bref signe de tête de s'asseoir à ma droite avant d'ouvrir le bal de notre conversation.

- Monsieur B. Merci pour votre ponctualité, lançais-je en pesant chaque mot, le regard dur.

Le visage de mon interlocuteur se décomposait à vu d’œil. Visiblement le tempo était pour lui trop difficile à suivre.

- J'espère que vous avez apporté ce que je vous avais demandé.

L'homme se contenta d'hocher la tête, les yeux rivés sur ses chaussures, priant sans doute pour ne pas faire un pas de travers dans sa réponse.

- Bien. Très bien. Et qu'avez-vous d'autre à me dire ?

- Heu..., hasarda-t-il.

- Oui Monsieur B ? m'enquis-je en tournant la tête vers lui.

- Rien... rien, parvint-il à répondre avant de déglutir bruyamment.

- Excellent. Dans ce cas voici pour vous. Au revoir Monsieur B.

Fin du bal, fermez le rideau. L'homme prit délicatement l'enveloppe que je lui tendais et ne prit même pas la peine de vérifier la somme. Il se leva, laissant derrière lui la serviette de cuir qui m'était destinée, et s'éloigna avec empressement. Ce soir, il pourrait offrir une soirée inoubliable à sa compagne et passer la plus douce des nuits à ses côtés. Dans l'hypothèse où il parviendrait à faire abstraction de sa conscience, bien entendu.

 

                                                                                                       Jason Caine

2006/1/27

Chienne de vie...

Il avance

Tu l’éprouves

 

Elle veux exister

Tu l’étouffes

 

Ils s’aiment

Tu les déchire et les sépare

 

Il fais des choix

Tu ne lui laisses que regrets

 

Elle rêve

Tu vole ses illusions

 

Il hais

Tu nourris ses remords

 

Elle cherche les bons moments passés

Tu effaces ses souvenirs

 

Il se bat

Tu le combats

 

Elle crie

Tu fais la sourde oreille

 

Besoin de leurs amis

Tu les éloignes

 

Vides loin de leurs proches

Tu les prends un par un

 

Il prie pour sa santé

Tu craches sur ses désirs

 

Elle veux donner la vie

Tu prends son bébé

 

Ils pleurent

Tu les enveloppes de souffrance

 

Et si ils meurent ?

Tu les oublies ?

 

Chienne de vie… injuste et cruelle…

Nous te marquerons de notre sceau pour qu’on ne nous oublie pas

Nous te saignerons et boirons tout ce que l’on pourra retirer de toi

Tu nous rendras au centuple ce que tu nous prends aujourd’hui.

 

 

                                                                                                        Jason Caine

2006/1/26

La nature humaine...

L'Homme est-il naturellement mauvais ? Réponse affirmative en dix points (désolé J.-J. Rousseau, Lol) :

 

1- Oui car l'Homme est le seul capable de tuer non pour sa survie mais par pur plaisir. Toutes les autres espèces tuent pour se nourrir. Exception faite de certains abrutis d'animaux domestiques capables de tuer un mulot ou une poule par simple jeu. Néanmoins ces derniers ne sont pas conscients dans ce cas de ce qu'ils font. C'est la conscience, chez l'Homme, des conséquences de ses actes, qui le rend différent des autres espèces en ce point.

 

2- Oui car l'Homme est le seul capable d'actes de torture. Toutes les autres espèces achèvent leur victime de manière rapide. Bon il est vrai que la morsure de certains serpents entraînent une paralysie leur permettant de vous dévorer vivant, ou bien provoquent un empoisonnement qui vous tue à petit feu dans d'atroces souffrances. Mais on reste ici dans le cas d'un moyen de défense naturelle, ce qui n'est pas le cas de l'Homme qui peut se montrer très imaginatif pour repousser les limites de la résistance à la douleur chez un individu.

 

3- Oui car l'Homme est la seule espèce qui détruit son habitat naturel pour prospérer. La fonte des glaces, c'est notre faute. Les gazs à effet de serre et le réchauffement de la planète, idem. La déforestation, encore nous. Si certaines espèces altèrent leur habitat, toutes rentrent néamoins dans un cycle à l'équilibre fragile. L'Homme est le seul à brutaliser le cycle universel de tous juste pour satisfaire des besoins matériels superficiels. Il est le seul à ne pas vivre en accord avec son environnement. Il le module à sa guise.

 

4- Oui car l'Homme est la seule espèce capable de créer une religion d'amour et d'en faire un instrument de guerre. Croisades, intolérence pour les autres religions, tueries, et j'en passe.

 

5- Oui car l'Homme est le seul capable de créer des outils dans le but de tuer l'un des siens. Et à ce petit jeu, là encore, l'intelligence de l'Homme est rentabilisée au paroxysme de sa bêtise.

 

6- Oui car l'Homme est la seule espèce dont les chefs rêvent à un monde meilleur tout en participant chaque jour à le rendre pire pour les générations à venir.

 

7- Oui car l'Homme est le seul à pratiquer le vol pour des raisons autres que la satisfaction de besoins primaires tels que se nourrir.

 

8- Oui car l'Homme est le seul à pratiquer des formes de violence psychologique comme l'humiliation, l'insulte, le harcèlement moral, etc. Les autres espèces fonctionnent davantage à l'intimidation sur un court laps de temps pour s'imposer au sein d'un groupe.

 

9- Oui car l'Homme est le seul à s'attaquer aux plus faibles (et en bande pour les plus lâches) pour des raisons autres que la satisfaction de besoins primaires tels que se nourrir.

 

10- Oui car de toute évidence l'Homme est la seule espèce qui va réussir à se détruire toute seule et là tout est dit.

 

Conclusion, l'Homme se voit crédité des pires atrocités alors qu'il est pourtant la seule espèce à vraiment pouvoir mesurer les conséquences des ces actes. L'Homme est donc naturellement mauvais. CQFD. Mais peut-être y a -t-il néanmoins du bon dans ce triste constat que chacun est amené un jour à faire.

 

C'est pourquoi j'aimerais pouvoir continuer à avoir foi en la nature humaine pour sa capacité à se surpasser pour faire de belles choses. Puisse les actes de certains ne jamais nous empêcher de rêver en une nature humaine qui peut se montrer noble et belle...

Enfin parfois...

 

                                                                                                       Jason Caine

Fier d'être footeux ???

Pour vous mesdames et messieurs qui ne comprenez pas comment un individu peut s'intéresser au foot. Petite explication en dix points :

 

1- Parce que l'on préfère voir des mecs courir et les traiter de feignasses qu'aller faire son jogging le dimanche pour éliminer sa brioche.

"Toutouyoutou"- Véronique et Davina.

 

2- Parce qu'insulter l'arbitre permet d'expulser la tension accumulée tout au long de la semaine.

"Plus salvatrices sont 90 minutes avec un arbitre exécrable que 2h de Yoga"- Maître Yoda.

 

3- Parce qu'insulter les joueurs ça marche aussi. Surtout ceux de l'équipe adverse.

"En taule le roumain !!!"- Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur.

 

4- Parce que l'on peut chanter de toutes ses forces sans que personne ne s'aperçoive au milieu du brouhaha généralisé que l'on chante horriblement faux.

"Aaaalllllleeeeezzzzz ... les Bbbbblllleeeeuuuuussss"- Duo Nikos-Magalie, Star Academy.

 

5- Parce que regarder jouer le PSG c'est toujours à mourir de rire en comparaison des Louis de Funès déjà vus des milliers de fois.

(Best of des matchs du PSG avec le générique du cirque Pinder ou du Benny Hill).

 

6- Parce que voir un mec se claquer sur un penalty ça n'a pas de prix et on en rit des heures.

(Merci à toi Franck Leboeuf, j'en ai encore mal au ventre).

 

7- Parce que ça fait un sujet de discussion passe-partout au boulot lorsqu'un grand silence angoissant commence à s'installer à la cantine après avoir fini les patates.

"T'as vu que la France a perdue 1-0 contre le Sénégal ?"- Philippe Christanval à Nicolas Anelka, resté à quai...

 

8- Parce que la bière à la mi-temps est plus qu'obligatoire ou tolérée. Elle fait partie du folklore.

"Il est des nnnooottttrrreeesss...."- Jean-Mi & Thierry.

 

9- Parce qu'à la moindre occasion en or gâchée, on se sent revalorisé.

"Boudiou ! Même moi je l'aurais mise au fond des buts celle-là !", Mamie Paulette.

 

10- Et surtout parce que c'est moins la honte de lire L'Equipe en public que de feuilleter Voici ou Closer.

(No comment).

2006/1/25

Une autre explication de ma déprime du 23/01 ?

Lundi 23 janvier, jour le plus déprimant de l'année

Le lundi 23 janvier s'annonce mal: il est, selon les recherches d'un éminent universitaire britannique le jour le plus déprimant de l'année. Cliff Arnall, spécialiste de santé mentale à l'université de Cardiff, explique à l'AFP qu'il n'est pas arrivé à ces conclusions par hasard. Les froideurs hivernales, le temps écoulé depuis Noël, le fait que l'on ait repris le travail, que les factures des fêtes se fassent sentir, que les résolutions de nouvelle année battent de l'aile et que les perspectives de réjouissance soient maigres pour les semaines à venir: ces six facteurs, qu'il a transcrits dans une formule mathématique complexe, font ressortir le fait que le lundi le plus proche du 24 janvier est le jour le plus déprimant de l'année.
 
Lol...
2006/1/24

Idées noires

Certains pensent que l’amour protège de la haine, car ce sont deux sentiments antagonistes de par leur nature respective. Mais en réalité, deux sentiments ne sont antagonistes que par leur différence d’intensité, pas par leur nature. Or, l’amour et la haine sont aussi forts l’un que l’autre, proches dans leur intensité. Ils ne sont donc pas antagonistes et c’est pourquoi il est si facile de passer de l’un à l’autre. En fait, la haine découle directement d’un amour déçu. Et plus cet amour est puissant, intense, plus le flot de haine qui naît de son échec se révèle dévastateur. Il annihile chez son hôte toute raison mentale. Il le submerge de colère, brouille son esprit, sclérose sa réflexion. Seul persiste en lui le spectre de la vengeance. Il faut alors prier pour qu’il trouve à temps un autre exutoire.

 

                                                                                                         Jason Caine

2006/1/23

A ce qui aurait pû être...

Lorsque l'on est trahi un soir d'hiver comme je l'ai été, on a la curieuse sensation que le froid vient de geler votre cœur et le temps autour de vous. Tout se fige un instant avant que les images n'affluent en un torrent puissant et incontrôlable. En fait, la fin d'une histoire d'amour ressemble à la fin d'une vie, en cela que sa mort nous remet en mémoire une foule de souvenirs liés à l'être aimé. J'ai ainsi regoûté entre deux crises de larmes douloureuses à nos plus beaux instants.

Comme la fois où nous nous sommes embrassés, enlacés à l'abri de l'épaisse frondaison d'un arbre du parc de S….. pour nous protéger de l'averse qui nous avait cueillie quelques secondes plus tôt. Ou cette autre fois où je l'ai serré contre moi et bercé pour faire passer le mal qui tiraillait ses entrailles. Ou bien encore lorsque nous nous donnions l'un à l'autre, avec respect et amour. Autant d'instants qui me semblaient vrais et purs à l'époque.

Aujourd'hui, date de son anniversaire, j'ai l'impression de me réveiller avec peine de près de 3 ans d'un rêve ininterrompu. Et autant dire que la réalité n'a rien de plaisant. La femme de ma vie est avec un autre homme. Et moi je reste seul, le cœur déchiré.

 

 

Ps : Je suis désolé pour ceux qui faisaient l'effort de venir encore de temps en temps ici malgré l'état d'abandon apparent de ce blog. Comme vous venez de le comprendre pour certains, j'ai traversé une épreuve qui m'a tourné vers des écrits trop douloureux et personnels pour apparaître ici. J'espère que ce billet marque un nouveau départ car vos contributions (écrits et coms) me manquent ces jours-ci. A bientôt.