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***Proud of our past, faith in our future***

Jason C.

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Ma famille est ma seule raison de vivre. Pour le reste, je ne perds pas espoir de réaliser encore 2-3 rêves...

Sélection 1

 free music
6/17/2009

Les bons conseils de Couille Bleue

  
6/16/2009

Le temps qui reste...

 

Les funambules

Ils auraient pu se poser là, sur le sol de l'amitié. Les funambules. Ils auraient pu se poser là, sur le sol des amours. Les funambules. Mais funambules ils sont, funambules ils restent. Ils ont tendu une fine corde à flanc de falaise, reliant une terre à l'autre. Je ne sais si les attaches sont solides. Ce que je sais en revanche, c'est qu'ils sont là, les funambules, dansant au-dessus du vide, insouciants. Pour eux nul danger, nul mal. Mais cette danse-là est perfide, malsaine. Elle semble unir leurs corps surplombant un vide abyssal. Ni vraiment amis, ni fondamentalement amants. Plutôt l'essence des deux.

Bientôt la musique s'arrêtera. Peut-être que leurs mains se frôleront encore un instant. Lorsqu'ils lèveront enfin les yeux, je serai déjà loin...

4/1/2009

Ce soir c'est match !!!

Ce soir, l'équipe Pinder, heu... pardon... l'équipe de France de football, joue sa qualification pour la Coupe du monde 2010. Alors mesdames, faites un effort... ;-)

AspiFoot

2/20/2009

Mars et Vénus

 

 

2/12/2009

Toute ressemblance avec autrui serait volontaire

"Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être. Seulement, voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! Cette roue tourne à vide. L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme, car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé." Victor Hugo, dans Napoléon, le petit.

(En réalité, les phrases sont bien tirées de cette oeuvre mais n'apparaissent pas nécessairement sous cette forme ni dans cet ordre. Le résultat est cependant délicieux et tombe à pic au coeur de l'actualité. Je vous le livre donc tel qu'il m'a été transmis.)

1/28/2009

Le Président et le Ministre

Un brillant pamphlet, non signé, que j'ai reçu il y a quelques jours. Tristement véridique... Bonne lecture, et bonne manif' à ceux qui défileront demain. Et petit rappel au passage pour les parents qui vont encore nous engueuler car faire grève les oblige à s'organiser pour faire garder leurs enfants : si seulement vous aviez conscience de ce qu'il va advenir si nous ne bougeons pas maintenant... d'ailleurs vous remarquerez que nous serons quasiment les seuls demain à perdre une journée de salaire pour faire grève pour vous et vos enfants, et non pour nos tronches. A bon entendeur... ensuite il sera trop tard...
 
 
LE PRESIDENT
   Entrez-donc mon ami et venez prendre place
   Afin de me conter ce qui vous embarrasse
   La réforme est lancée, elle avance à grands pas
   Mais je vois bien qu’à tous celle-ci ne plaît pas.
   Aussi voudrais-je entendre de votre propre bouche
   Pourquoi les enseignants prennent ainsi la mouche.

   LE MINISTRE
   Mon bienfaiteur et Prince ne vous alarmez point
   Voyez comme en ces temps je sais rester serein.
  J’ai fait ce qu’il fallait et fait preuve d’audace

   LE PRESIDENT
   Allez contez moi donc  je ne tiens plus en place !

   LE MINISTRE
   J’ai d’abord pour vous plaire modifié les programmes
   Pour faire des élèves des besogneux sans âme.
   Ils se feront gaver du matin jusqu'au soir
   Et n’auront plus de sens à donner au savoir ;
   Voilà qui nous fera des citoyens dociles
   Qui ne s’attacheront qu’à des choses futiles.

   LE PRESIDENT
   Fort bien, les programmes sont un bel artifice
   Pour manœuvrer les gens non sans quelque malice.
   Voyez ce que je fis pour prendre le pouvoir
   Promettant des réformes, n’en disant que très peu,
   Pour qu’une fois reçu l’aval des isoloirs
   Je puisse me sentir libre et faire ce que je veux !
   Mais veuillez donc poursuivre votre plan de disgrâce
   Car je veux tout savoir !


   LE MINISTRE
   Voilà ce qui se passe :
   Je commence par rayer en trois ans les RASED
   Et pour tromper les gens sur le maintien de l’aide
   Je laisse aux enseignants l’entière liberté
   De s’occuper tous seuls de la difficulté.
   Ils auront pour cela comme unique bagage
   La chance de pouvoir faire quelques journées de stage !
   J’ai enlevé deux heures d’école par semaine
   Mais évidemment pas pour ceux qui mal apprennent :
   On dit la journée de trop longue durée
   Qu’il faudrait réformer notre calendrier
   Et moi je vous dis qu’il en faut davantage
   Et qu’il faut les forcer même jusqu’au gavage !

   LE PRESIDENT
   C’est à n’en point douter une idée fort plaisante,
   Le mérite sera la seule valeur payante !

  LE MINISTRE
  Pour ceux qui veulent apprendre de maître le métier
   Je les envoie le faire à l’université.
   Voyez l’inanité d’une bonne formation
   Nous qui n’avons besoin que d’agents et de pions !
   Cela vous plaît-il ?


   LE  PRESIDENT
   Assurément je pense,
   Mon humeur est ravie et elle est d’importance
   Car c’est elle qui règle le cours de mes pensées
   Qui font toujours écho à l’actualité.
   Mon caprice me met dans des emportements,
   J’ai des mots qui ne sont plus ceux d’un Président,
   Je flatte ce qu’il faut des instincts les plus bas,
   Parle plus en mon nom qu’en tant que chef d’état,
   Sur toutes mes idées je veux qu’on légifère
   Et ne supporte pas qu’on m’empêche de le faire.
   Des médias je me sers et grâce à mon emprise
   Ils me suivent au mieux dans toutes mes entreprises,
   Enfin, si j’utilise les services de la presse
   C’est parce qu’aux yeux de tous il faut  que je paraisse.
   Mais contez-moi encore votre train de mesures.

  

LE MINISTRE
   De l’école en danger j’augmente la fêlure :
   Il existe des classes que l’Europe nous envie
  Accueillant les plus jeunes des enfants du pays.
   Il serait opportun de les faire disparaître
   Pour affecter ailleurs ce réservoir de maîtres
   Qui ne font de leur temps que des couches changer
   Et ne connaissent point les joies de la dictée.
   Des enseignants en moins réduiraient nos dépenses
   Et il n’y aurait plus de maternelles en France !
   Afin de remplacer les absences des maîtres
   Avec tous ceux qui veulent, une agence va naître.
   Si celui qui remplace se trouve être plombier,
   La chaudière de l’école il pourra réparer,
   S’il est mécanicien et connait son affaire
   Les voitures des collègues il pourra bien refaire,
   Et si par de la chance il se trouve enseignant
   Il pourra prendre en charge d’une classe les enfants !

   LE PRESIDENT
  Je reconnais bien là votre astuce admirable
  Et votre esprit retors qui ne se sent coupable !
   Cette école qui veut faire des citoyens
   Il faut qu’à l’avenir elle n’en fasse rien !
   Œuvrez donc mon ami, la tâche n’est pas mince
   Car c’est l’éducation qui menace les Princes !!!!

    janvier 09

1/26/2009

Un lundi habituel en petite section

10h20, en récréation. Une petite fille s'approche de moi et me tend un papier.
- Bah moi j'ai un papier secret que m'a donné mon papa.
J'examine le papier en question. Il s'agit d'un ticket de commande de chez Mac Donald's.
Promis, je dirai à personne que tu as mangé des nuggets et des frites ce week-end.

10h25, toujours en récréation. Une petite fille (non pas la même !) tire sur le revers de mon manteau pour attirer mon attention puis s'exclame : hanébulo légria. Comment ? Anébulau dégriage. COMMENT ?
Après une bonne minute de déchiffrage intense, il s'avère qu'il fallait comprendre : Moi j'ai bu l'eau du grillage ! Tout s'expliquait d'autant mieux que la même gamine avait déjà léché un des poteaux de la cour quinze jours auparavant...

13h30, devant le dortoir. J'emmène les enfants se reposer. Une petite fille s'arrête à côté de moi, pointe du doigt les quelques poils de mon avant-bras et me demande en toute innocence : Pourquoi t'as des cheveux là ?
No comment...

14h15, dans le dortoir. Les enfants dorment. J'en profite pour dessiner un peu. L'ATSEM jette un oeil sur mon dessin : C'est joli, c'est un loup ?
Non, un dragon...

15h20, en récréation, quatre enfants discutent entre eux et semblent se comprendre :
- caca abougabila
- caca acapobata
- caca milopatila
- caca rotinoaha
Mots de la même famille que caca ? Poème scatologique ? Langage extra-terrestre ? Je ne le saurai jamais...

1/20/2009

^^ Dessin du jour ^^

Voilà, je me refais plaisir à faire du dessin. Je sais, celui-ci est pourri, mais je le vis bien. J'ai simplement décidé de consacrer cette année à faire ce qui me plaît (et que je ne prenais plus le temps de faire). 2009 ce sera donc plus de dessins, plus de textes, plus de musique, plus de tout en fait ^^

 

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